26 septembre 2007

Manifestation contre l’occupation du Tibet à Paris ce 7 octobre 2007

Dimanche le 07 octobre 2007 à 15h

au Trocadéro à Paris:

Manifestation contre l’occupation du Tibet.

Récemment, deux incidents graves se sont produits dans différentes régions tibétaines qui éveillent nos inquiétudes et nos préoccupations quant au sort des Tibétains qui n’ont fait que demander aux autorités chinoises de respecter la liberté d’expression du peuple tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet.

A titre d’exemple : Cet été lors d’un festival de course de chevaux dans la région de Lithang au Tibet, Monsieur Rongye Adrak a lancé un Appel publiquement en demandant aux autorités chinoises « de respecter concrètement la liberté d’expression du peuple Tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet ».
Cette demande a été exprimée de façon pacifique, Monsieur Rongye Adrak a été arrêté immédiatement par la « force du Bureau de la Sécurité publique » et il est détenu dans un endroit inconnu seulement pour avoir exprimé ses opinions politiques.

 
Un autre incident s’est passé dans la « Préfecture autonome tibétaine de Ganaune dans la province de Gansu » ; d’après le rapport de «  Human Right Watch » sept adolescents tibétains seraient originaires des régions nomades et suivaient des cours dans une école secondaire de Bora Amtchok qui se trouve sous l’administration du district de Zangtchou Zong à Labrang Tashi Tchèl. Ils ont été arrêtés sur la base de soupçon par la police qui les suspecte d’avoir inscrit sur les murs du bâtiment public des slogans appelant à « l’indépendance du Tibet et au retour du Dalai Lama au Tibet ».

Les noms des jeunes sont les suivants : Lhamo Tseten, âgé de 15ans,  Drolma Kya, âgé de 14ans, Chopa Kyap âgé de14ans, un autre garçon appelé aussi du même nom Lhamo Tseten âgé de 15ans. Et les autres noms restent inconnus. Dans le Tibet occupé,  du seul fait d’avoir exprimé pacifiquement les opinions politiques coûte la prison avec toutes les tortures et des travaux forcés sans fin.


Nous appelons les associations de la défense des droits de l’Homme et de la démocratie, les organisations humanitaires, les journalistes qui défendent la liberté d’expression dans le monde, les syndicats qui défendent les droits des salariés contre l’exploitation, les dissidents chinois, et les Uigours vivant en France à venir nous joindre pour dénoncer les violations massives des droits les plus fondamentaux des Chinois, des Mongols, des Uigours et des Tibétains par ce régime totalitaire ( Parti Communiste Chinois) et de demander la libération immédiate de Monsieur Rongye Adrak et des sept adolescents tibétains sans délai.

Venez nombreux avec des pancartes, des drapeaux tibétains, et des bougies à la main.



Cet appel est lancé par l’

Association de la « Communauté tibétaine de France et ses Amis » :  28 rue Sorbier 75020 Paris

www.tibetan.fr

12 septembre 2007

Que s'est-il passé au Tibet ?

QUE S'EST-IL PASSE AU TIBET ?

C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme " Accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.

Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.

Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

11 septembre 2007

Aujourd'hui

AUJOURD'HUI 

En 1949 le Tibet, pays indépendant, fut envahi par l'armée de la République Populaire de Chine. S'en suivit une occupation d'une férocité sans nom, faite de massacres, de tortures, d'emprisonnements de masse, de stérilisations, d'avortements forcés, et de destructions du patrimoine culturel, religieux et écologique. Après cinquante ans de résistance acharnée des Tibétains, et devant leur refus de se soumettre, les Chinois élaborèrent et mirent en œuvre au cours des années 80 une "solution finale" : le "nettoyage ethnique" par dilution : le transfert de populations chinoises vers le Tibet (9 millions de Chinois au Tibet à l'heure actuelle).

 

  Plus de détails sur la situation au Tibet aujourd'hui  

    La langue tibétaine est désormais encore plus menacée par l'intention du régime de Pékin d'imposer le mandarin partout comme seul idiome légal sous prétexte de faciliter la communication entre les différentes "nationalités", mais le tibétain est déjà réduit  à la portion congrue dans l'enseignement à l'école. Il est de notoriété publique que la perte de la langue équivaut à l'oubli de toutes les traditions culturelles, religieuses, faisant disparaître à la fois l'histoire et la mémoire... Claude B. Levenson

    Sans négliger les cas individuels, si nombreux que la liste toujours ouverte n'en finit pas de s'allonger: des moines et des laïcs arrêtés, des nonnes emprisonnées et battues, des récalcitrants maltraités jusqu'à mourir des coups reçus, des enfants qui traversent la formidable barrière himalayennes à leurs risques et périls simplement pour s'instruire et ne pas être irrémédiablement coupés de leurs racines et qui sont envoyés pour quelques mois en prison quand il s'aventurent à rentrer chez eux... Claude B Levenson

    Les transferts massifs et accélérés de population de souche Han en territoire tibétain font des Tibétains une minorité sur leur propre sol, tandis que les richesses naturelles sont exploitées au profit de l'économie chinoise. En fait, aujourd'hui, le Tibet demeure la dernière colonie de la planète, les droits fondamentaux des peuples et des citoyens sont quotidiennement bafoués. Se taire revient à être complice. Claude B Levenson

    Sous les yeux du monde, le pays le plus peuplé de la terre : la Chine, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de la convention internationale des Droits de l'Enfant, continue à violer impunément les droits humains les plus élémentaires. Le génocide tibétain et l'occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Des résolutions ont été prises par les nations unies en 59, 61, 65. Elles ne sont toujours pas appliquées en l'an 2000.
 
    Génocide au Tibet  :
plus d'1,2 millions de morts entre 1950 et 1976 soit 1/5éme de la population total du pays
342 970 morts de famine
432 700 tués au combat
173 220 morts en prison ou en camps de travail
 156 760 exécutés
92 730 morts sous la torture
9 000 suicides

    Assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, viols, stérilisations forcées des femmes sont le lot quotidien des Tibétains depuis près de 50 ans. La torture est monnaie courante dans les prisons tibétaines. l'objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser et d'anéantir leur volonté de continuer toute activité politique. Les interrogatoires comprennent entre autres les techniques suivantes : décharges électriques, coup de barres de fer, coups de crosse de fusil, introduction de baguettes sous les ongles, application de pelle brûlante sur le corps, eau bouillante déversée sur la tête des prisonniers, privation de sommeil, d'eau, de nourriture...

    Le Tibet est devenu une zone militaire stratégique pour la Chine qui y a implanté plusieurs ogives nucléaires. Elle y fabrique également ses armes atomiques et y stocke ses déchets nucléaires alors que cinq des plus grands fleuves d'Asie prennent leur source dans ces montagnes! La survie de près de la moitié de la population de mondiale dépend directement de ces fleuves.

    Les ressources naturelles sont systématiquement pillées sans prendre en compte les graves conséquences écologiques à l'échelle planétaire qui peuvent découler de cette surexploitation. La déforestation anarchique sur le toit du monde met en péril le système écologique. Des centaines d'espèces animales et végétales rares ont définitivement disparu. La grue à col noir, le takin du Tibet, le léopard des neiges, le singe des neiges, le yak sauvage, le singe doré, le petit panda, le panda géant sont en voie de disparition.