28 septembre 2007
LISTE DES EXACTIONS COMMISES PAR LE PARTI POPULAIRE CHINOIS EN AOUT 2007
LISTE DES EXACTIONS COMMISES
PAR LE PARTI POPULAIRE CHINOIS
EN AOUT 2007
(Vous trouverez la pétition à copier-coller et envoyer : ICI)
23 août 2007 - TCHRD (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy) - Un blogueur interné de force en hôpital psychiatrique
Reporters sans frontières est scandalisée par le récent internement de force dans un hôpital psychiatrique du Hunan (Sud) du cyberdissident et blogueur He Weihua. Des proches interrogés par Reporters sans frontières ont nié que He Weihua soit atteint d’une quelconque maladie mentale. Selon eux, cette décision est liée à ses articles publiés sur son blog www.boxun.com/hero/hewh/.
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23 août 2007 - Reporters sans Frontières
Deux Tibétaines arrêtées
O'dho et Apha Bhomo résidant dans le village d'Othok, comté de Nyagachuka (préfecture de Kardzé) ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à Truku Tenzin Delek.
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23 août 2007 - Midi-Libre - Un évèque interpellé
Les autorités chinoises ont interpellé un évèque de l'Église catholique non reconnue par le pouvoir.
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22 août 2007 - Libération - Pékin course ses dissidents en prévision des JO
Les adeptes du mouvement Falun Gong sont particulièrement visés par la vague de répression. A l’approche de la tenue des Jeux de Pékin, prévus en 2008, les militants chinois des droits de l’homme demandent aux pays occidentaux de ne pas fermer les yeux sur les atteintes aux libertés en Chine. « Les investisseurs occidentaux doivent être conscients que ces jeux se font au prix du sang des Chinois » , s’exclame James Pan, porte-parole de All China Alliance for Protecting Human Rights Opposing Violence, une ONG chinoise proche du Falun Gong. Armé d’une pétition déjà signée par 11 035 Chinois, James Pan, de passage cette semaine à Paris, fait la tournée de 25 pays. Les pratiques confessionnelles étant contrôlées par l’Etat ou interdites. Le Falun Gong, un mouvement dérivé du bouddhisme, très répandu en Chine (plus de 80 millions de pratiquants), a été interdit sous prétexte qu’il s’agirait d’une secte. « On enferme ses adhérents et on les torture. On prélève leurs organes pour faire du trafic » , accuse James Pan.A l’approche de Jeux olympiques, la répression s’est durcie. « Le gouvernement veut présenter une image lisse du pays, il fait donc emprisonner encore plus de dissidents pour les empêcher de parler », dit James Pan. Selon lui, Wu Guan Zheng, un haut responsable chinois, organise la répression dans dans la région du Heilongjiang (Nord-Est du pays) où l’All China a lancé sa pétition. Yang Chen Lin, qui a récolté les signatures, a été mis en prison le 7 juillet. « Beaucoup de signataires ont été torturés, certains ont été tués. Ce sont des gens ordinaires, des paysans. Le peuple chinois ne veut plus du régime communiste, il veut le respect des droits de l’homme et la démocratie», explique le porte-parole.
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18 août 2007 - Reporters sans Frontières - Un journaliste du Shandong est inculpé de "chantage" pour avoir dénoncé la corruption
La police de Tengzhou (Shandong, Est) a officiellement mis en état d’arrestation, le 2 août 2007, le journaliste Qi Chonghuai. Son épouse a reçu la notification de sa détention dans la semaine du 13 août. Il était détenu au secret depuis son interpellation, le 25 juin 2007, à son domicile de Jinan. Le 16 juin dernier, Ma Shiping, un photographe freelance et ami du journaliste, avait été arrêté dans le cadre de la même affaire. Au moins trente-deux journalistes chinois sont emprisonnés pour avoir exercé leur droit à informer. Ainsi, le collaborateur du New York Times, Zhao Yan, a été condamné à trois ans de prison en 2006 sur la base d’accusations grotesques de "fraude".
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16 août 2007 - Reporters sans Frontières - Condamnation à quatre ans de prison du cyberdissident Chen Shuqing
Reporters sans frontières dénonce la décision d’un tribunal de la province de Zhejiang (Sud-Est) de condamner le cyberdissident Chen Shuqing à quatre ans de prison, le 16 août 2007, pour avoir publié sur Internet des articles hostiles au gouvernement. L’organisation est atterrée par cette nouvelle condamnation. "Les cyberdissidents continuent d’être réprimés par une justice aux ordres du Parti communiste. Nous réitérons notre appel à la libération de Chen Shuqing et des 50 autres cyberdissidents et internautes détenus en Chine", a déclaré l’organisation.
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14 août 2007 - Radio Free Asia - L'avocat Gao Zhisheng défend un nouveau cas dans une affaire de droits de l'Homme
Me Gao a suscité des remous au sein de la Division de la sécurité d’Etat en offrant ses services d’avocat à la défense dans une affaire de droits de l’homme. La semaine dernière la Division de la sécurité d’Etat a kidnappé Gao et sa fille. Hu Jia, qui avait rendu visite à Gao jeudi dernier, a dit à Radio Free Asia (RFA), «Comme Maître Gao continue de s’impliquer dans des affaires de droits de l’homme, et persiste à offrir ses conseils en matière juridique à une victime qui a été battue et blessée, la Division de la sécurité d’Etat voit ses actions comme une grande menace. D’une part, on a déjà interdit à Me Gao de s’exprimer, de publier des articles, sans parler de prendre la défense de victimes en matière de droits de l’homme. Ces fonctionnaires savent que si Gao prend la parole, il sera un fervent défenseur des droits de l’homme, donc ils recourent à de violentes menaces pour le réduire au silence. Ils l’ont déjà menacé de le mettre derrière les barreaux. Un jour de la semaine dernière, vers 2:00 du matin, lui et sa fille ont été kidnappés et détenus dans un hôtel pendant une nuit.»
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8 août 2007 – Phayul - Au Tibet, à partir du 1er septembre prochain, il sera nécessaire d’obtenir une autorisation pour se réincarner
Cette nouvelle réglementation est parue sur le site Web de l’administration d’Etat chinoise pour les Affaires religieuses. Lorsqu’un monastère affirme avoir décelé un Tulku, il devra obligatoirement faire une demande d’autorisation au département des affaires religieuses de sa province. D’autre part, cette loi interdit à tout moine bouddhiste vivant en dehors de la Chine de chercher la réincarnation pour lui–même ou de reconnaître un "Bouddha vivant".
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7 août 2007 - Human Rights Watch New York - Les attaques contre les médias violent les engagements olympiques
A un an de l’ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, le gouvernement chinois continue de violer les engagements qu’il a pris vis-à-vis du Comité International Olympique sur la liberté de la presse, en continuant à harceler, intimider et arrêter des journalistes étrangers et leurs collègues chinois, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. Le rapport de 40 pages (« Vous serez harcelés et détenus : Enfreintes a la liberté de la presse en Chine a un an des Jeux Olympiques de 2008 de Pékin » (publié en anglais sous le titre : « You Will Be Harassed and Detained : Media Freedoms Under Assault in China Ahead of the 2008 Beijing Olympic Games »), documente la façon dont les autorités chinoises ont à maintes reprises fait obstruction au travail de journalistes étrangers cette année, bien que la Chine ait adopté le 1er janvier des réglementations temporaires pour respecter les promesses faites au Comité International Olympique (CIO) de garantir la liberté des journalistes. Le rapport s’appuie sur des entretiens et des informations fournies par 36 journalistes chinois et étrangers en juin 2007.
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6 août 2007 - Agence France-Presse - Des policiers perquisitionnent les chambres d'une équipe de RSF
Une douzaine de policiers chinois en civil et en uniforme ont perquisitionné dans la nuit de lundi à mardi dans les chambres d'hôtel à Pékin de quatre responsables de Reporters sans Frontières venus y dénoncer «le manque de liberté d'expression» en Chine, a-t-on appris auprès des intéressés.
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3 août 2007 - Radio Free Asia - Menace de mort sur des manifestants non-violents
Près de 200 personnes représentant une délégation se sont rendues dans la cour du poste de police. Les portes ont alors été refermées derrière eux. La police a demandé que 4 personnes se fassent porte-parole. Ces quatre personnes, qui avaient annoncé refuser tout acte de violence, même si elles en étaient victimes, ont pénétré dans le poste de police. Elles ont indiqué à la police qu’elles ne demandaient pas seulement la libération de Rongyal Adrak mais également le respect des droits de l’homme, la liberté religieuse et la liberté de parole pour tous les Tibétains. La police a alors demandé que la foule se retire, sinon elle tirerait et tuerait les 200 personnes enfermées dans la cour du poste de police. La foule s’étant retirée, les 200 personnes ont alors pu quitter le poste de police.
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1er août 2007 - Tibetan Centre for Human Rights and Democracy - Arrestation de Rongyal Adrak
Peu avant le lancement des manifestations officielles organisées à l’occasion du 80ème anniversaire de la fondation de l’Armée de la libération populaire (APL), un nomade tibétain de 52 ans Rongyal Adrak, après avoir offert l’écharpe blanche à Lithang Kyabgoen, le dignitaire religieux de Lithang, a pris le micro et depuis le podium, rendant hommage au Lama de la région, il aenjoint aux Tibétains à s'unir et faire corps. Un fois la foule silencieuse, captivée par cet appel, Rongye Adak a demandé à tous ces hommes et femmes rassemblés s'ils voulaient voir le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama. La foule, largement composée de nomades, galvanisée, lança d'énergiques approbations, des houras, des sifflements de joie, des applaudissements.Le TCHRD (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy) exprime ses préoccupations concernant Rongyal Adrak qui n’a fait qu’exercer son droit politique et sa liberté d’expression. Rongyal Adrak est un nomade originaire du village de Youru, comté de Lithang, Préfecture tibétaine autonome de Karzé dans le Tibet oriental. Selon une source locale, "Rongyal Adrak est généralement une personne bonne et religieuse, mais parce qu’il était frustré de ne pouvoir rencontrer le Dalaï Lama, il a crié à la foule que ce dernier devait pouvoir être invité au Tibet".
(pétition à cpier-coller et envoyer : CLIQUER ICI)
17:55 Publié dans 04 Des nouvelles du Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, violation, droits de l'homme, chine, jeux olympiques, torture
26 septembre 2007
Pétition contre les JO de 2008
Pétition contre les JO de 2008
A envoyer à Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée 55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris (sans timbre) OU FAITES UN COPIER COLLER ET ALLEZ SUR LE SITE DE L’ ELYSEE http://www.elysee.fr/contactpresident/ et du premier ministre : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
Nom Le
Adresse
Objet : JO 2008 à Pékin
Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
A moins d’un an des prochains Jeux Olympiques, je tenais à vous informer des exactions commises par le gouvernement chinois durant le mois qui vient de s’écouler. Ne sont pris en compte dans la liste ci-dessous que les manquements graves et connus qui vont à l’encontre du droit international en matière de liberté d’opinion, liberté de religion, de droit du travail, de droit de l’enfant et plus généralement du respect de la personne humaine. D’autre part ces délits s’opposent aux engagements pris par la Chine pour l’obtention des Jeux Olympiques et en bafouant ainsi l’esprit olympique tel qu’il est précisé dans l’article 5 de sa charte jettent un profond discrédit sur cette manifestation.
En vous remerciant de l'attention que vous porterez à cette lettre, je vous prie d'accepter Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, l'expression de ma haute considération.
18:10 Publié dans 03 Droits de l'Homme et Courriers de soutien aux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petition, JO, 2008, pekin, chine, droit, homme
Manifestation à Paris pour le TIBET le 7 octobre
17:20 Publié dans 06 Evènements et manifestations autour du Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manif, tibet, paris, chine, ecole, petition
Manifestation contre l’occupation du Tibet à Paris ce 7 octobre 2007
Dimanche le 07 octobre 2007 à 15h
au Trocadéro à Paris:
Manifestation contre l’occupation du Tibet.
Récemment, deux incidents graves se sont produits dans différentes régions tibétaines qui éveillent nos inquiétudes et nos préoccupations quant au sort des Tibétains qui n’ont fait que demander aux autorités chinoises de respecter la liberté d’expression du peuple tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet.
A titre d’exemple : Cet été lors d’un festival de course de chevaux dans la région de Lithang au Tibet, Monsieur Rongye Adrak a lancé un Appel publiquement en demandant aux autorités chinoises « de respecter concrètement la liberté d’expression du peuple Tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet ».
Cette demande a été exprimée de façon pacifique, Monsieur Rongye Adrak a été arrêté immédiatement par la « force du Bureau de la Sécurité publique » et il est détenu dans un endroit inconnu seulement pour avoir exprimé ses opinions politiques.
Un autre incident s’est passé dans la « Préfecture autonome tibétaine de Ganaune dans la province de Gansu » ; d’après le rapport de « Human Right Watch » sept adolescents tibétains seraient originaires des régions nomades et suivaient des cours dans une école secondaire de Bora Amtchok qui se trouve sous l’administration du district de Zangtchou Zong à Labrang Tashi Tchèl. Ils ont été arrêtés sur la base de soupçon par la police qui les suspecte d’avoir inscrit sur les murs du bâtiment public des slogans appelant à « l’indépendance du Tibet et au retour du Dalai Lama au Tibet ».
Les noms des jeunes sont les suivants : Lhamo Tseten, âgé de 15ans, Drolma Kya, âgé de 14ans, Chopa Kyap âgé de14ans, un autre garçon appelé aussi du même nom Lhamo Tseten âgé de 15ans. Et les autres noms restent inconnus. Dans le Tibet occupé, du seul fait d’avoir exprimé pacifiquement les opinions politiques coûte la prison avec toutes les tortures et des travaux forcés sans fin.
Nous appelons les associations de la défense des droits de l’Homme et de la démocratie, les organisations humanitaires, les journalistes qui défendent la liberté d’expression dans le monde, les syndicats qui défendent les droits des salariés contre l’exploitation, les dissidents chinois, et les Uigours vivant en France à venir nous joindre pour dénoncer les violations massives des droits les plus fondamentaux des Chinois, des Mongols, des Uigours et des Tibétains par ce régime totalitaire ( Parti Communiste Chinois) et de demander la libération immédiate de Monsieur Rongye Adrak et des sept adolescents tibétains sans délai.
Venez nombreux avec des pancartes, des drapeaux tibétains, et des bougies à la main.
Association de la « Communauté tibétaine de France et ses Amis » : 28 rue Sorbier 75020 Paris
17:00 Publié dans 04 Des nouvelles du Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tibet, manif, chine, repression, torture, ecole
12 septembre 2007
Que s'est-il passé au Tibet ?
QUE S'EST-IL PASSE AU TIBET ?
C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme " Accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.
Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.
Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.
Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.
Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.
13:35 Publié dans 01 Ce qui se passe au Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, histoire, soulevement, 10 mars, chine, repression
11 septembre 2007
Aujourd'hui
AUJOURD'HUI
En 1949 le Tibet, pays indépendant, fut envahi par l'armée de la République Populaire de Chine. S'en suivit une occupation d'une férocité sans nom, faite de massacres, de tortures, d'emprisonnements de masse, de stérilisations, d'avortements forcés, et de destructions du patrimoine culturel, religieux et écologique. Après cinquante ans de résistance acharnée des Tibétains, et devant leur refus de se soumettre, les Chinois élaborèrent et mirent en œuvre au cours des années 80 une "solution finale" : le "nettoyage ethnique" par dilution : le transfert de populations chinoises vers le Tibet (9 millions de Chinois au Tibet à l'heure actuelle).
La langue tibétaine est désormais encore plus menacée par l'intention du régime de Pékin d'imposer le mandarin partout comme seul idiome légal sous prétexte de faciliter la communication entre les différentes "nationalités", mais le tibétain est déjà réduit à la portion congrue dans l'enseignement à l'école. Il est de notoriété publique que la perte de la langue équivaut à l'oubli de toutes les traditions culturelles, religieuses, faisant disparaître à la fois l'histoire et la mémoire... Claude B. Levenson
Sans négliger les cas individuels, si nombreux que la liste toujours ouverte n'en finit pas de s'allonger: des moines et des laïcs arrêtés, des nonnes emprisonnées et battues, des récalcitrants maltraités jusqu'à mourir des coups reçus, des enfants qui traversent la formidable barrière himalayennes à leurs risques et périls simplement pour s'instruire et ne pas être irrémédiablement coupés de leurs racines et qui sont envoyés pour quelques mois en prison quand il s'aventurent à rentrer chez eux... Claude B Levenson
Les transferts massifs et accélérés de population de souche Han en territoire tibétain font des Tibétains une minorité sur leur propre sol, tandis que les richesses naturelles sont exploitées au profit de l'économie chinoise. En fait, aujourd'hui, le Tibet demeure la dernière colonie de la planète, les droits fondamentaux des peuples et des citoyens sont quotidiennement bafoués. Se taire revient à être complice. Claude B Levenson
Sous les yeux du monde, le pays le plus peuplé de la terre : la Chine, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de la convention internationale des Droits de l'Enfant, continue à violer impunément les droits humains les plus élémentaires. Le génocide tibétain et l'occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Des résolutions ont été prises par les nations unies en 59, 61, 65. Elles ne sont toujours pas appliquées en l'an 2000.
Génocide au Tibet :
plus d'1,2 millions de morts entre 1950 et 1976 soit 1/5éme de la population total du pays
342 970 morts de famine
432 700 tués au combat
173 220 morts en prison ou en camps de travail
156 760 exécutés
92 730 morts sous la torture
9 000 suicides
Assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, viols, stérilisations forcées des femmes sont le lot quotidien des Tibétains depuis près de 50 ans. La torture est monnaie courante dans les prisons tibétaines. l'objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser et d'anéantir leur volonté de continuer toute activité politique. Les interrogatoires comprennent entre autres les techniques suivantes : décharges électriques, coup de barres de fer, coups de crosse de fusil, introduction de baguettes sous les ongles, application de pelle brûlante sur le corps, eau bouillante déversée sur la tête des prisonniers, privation de sommeil, d'eau, de nourriture...
Le Tibet est devenu une zone militaire stratégique pour la Chine qui y a implanté plusieurs ogives nucléaires. Elle y fabrique également ses armes atomiques et y stocke ses déchets nucléaires alors que cinq des plus grands fleuves d'Asie prennent leur source dans ces montagnes! La survie de près de la moitié de la population de mondiale dépend directement de ces fleuves.
Les ressources naturelles sont systématiquement pillées sans prendre en compte les graves conséquences écologiques à l'échelle planétaire qui peuvent découler de cette surexploitation. La déforestation anarchique sur le toit du monde met en péril le système écologique. Des centaines d'espèces animales et végétales rares ont définitivement disparu. La grue à col noir, le takin du Tibet, le léopard des neiges, le singe des neiges, le yak sauvage, le singe doré, le petit panda, le panda géant sont en voie de disparition.
13:20 Publié dans 01 Ce qui se passe au Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, histoire, soulevement, 10 mars, chine, repression
25 juin 2007
Le Tibet prévoit 6 millions de touristes en 2010
(Juin 2007)
Le Tibet prévoit 6 millions
de touristes en 2010
Le tourisme jouera un rôle encore plus grand dans la croissance économique de la région autonome du Tibet d'ici à 2010, alors que la région devrait accueillir 6 millions de touristes du monde entier, soit deux fois plus que cette année.
Le Tibet encaissera au moins 6 milliards de yuans (770 millions de dollars) de revenus du tourisme en 2010, au moins 12 % du produit intérieur brut de la région, a annoncé le gouvernement régional dans un document récent sur l'avancée du développement de l'industrie touristique.
D'ici là, le gouvernement régional dépensera au moins 10 millions de yuans (1,4 million de dollars) par an pour promouvoir les destinations touristiques du Tibet et 30 millions de yuans supplémentaires pour développer de nouvelles attractions dans des zones reculées.
« Le Tibet dépendra largement des dépenses gouvernementales pour accélérer la construction d'infrastructures et attirer davantage de touristes », dit le document. « Dans le même temps, il améliorera les services et transformera la région en destination attractive pour les touristes du monde entier. »
http://www.bjinformation.com
00:00 Publié dans 04 Des nouvelles du Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, chine, chinois, touriste, tourisme
Voyage au Tibet interdit
Voyage au Tibet interdit
Film
France - 2006
Genre : Documentaire / Durée : 1h14
Réalisateur(s) : Priscilla Telmon & Thierry Robert
Editeur : mk2
Avec : Priscilla Telmon
Synopsis et informations
Résumé éditeur :
"Priscilla Telmon quitte Hanoi pour 5000 kilomètres d'aventure solitaire à travers l'Himalaya, sur les pas de l'exploratrice française Alexandra David-Néel, la première occidentale à pénétrer au Tibet interdit et gagner en 1924 Lhassa, la capitale. Plus de six mois de marche, de découverte et de cheminement intérieur pour renouer avec le souffle, l’esprit des grandes expéditions passées et mesurer ce qui du Tibet d’aujourd’hui ressemble au pays des neiges qu’Alexandra a connu..."
00:00 Publié dans 14 Cinéma, musique et lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, chine, film, alexandra, david, neel
10 juin 2007
Les moyens de subsistance des bergers tibétains en danger
(10 Juin 2007)
Les moyens de subsistance
des bergers tibétains en danger
Le gouvernement doit arrêter les déplacements forcés de bergers, et offrir réparation pour les abus commis
Washington, DC, le 10 juin 2007 - Le gouvernement chinois déplace les bergers tibétains par la force vers des zones urbaines et des terres agricoles, détruisant ainsi leurs moyens de subsistance et leur mode de vie. En outre il leur refuse l'accès à la justice pour les violations de leurs droits, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd'hui.
Depuis 2000, la campagne menée par le gouvernement chinois pour déplacer les bergers tibétains vers des zones urbaines a mis en danger les modes de vie traditionnels et les moyens de subsistance de dizaines, sinon de centaines, de milliers de personnes qui ont été relocalisées dans l'ouest de la Chine. De nombreux bergers ont été contraints d'abattre leur bétail et de déménager dans des colonies de logements nouvellement construits, sans avoir été consultés ni indemnisés.
Le rapport de 79 pages, « No One Has the Liberty to Refuse : Tibetan Herders Forcibly Relocated in Gansu, Qinghai, Sichuan and the Tibet Autonomous Region » (« Personne n'a la liberté de refuser : Les bergers tibétains sont déplacés par la force au Gansu, Qinghai, Sichuan et dans la Région autonome du Tibet »), décrit en détail la façon dont la politique gouvernementale de réinstallation forcée a violé les droits économiques et sociaux des bergers tibétains. Il s'appuie sur des entretiens menés de juillet 2004 à décembre 2006, avec environ 150 Tibétains provenant des zones directement touchées.
« Certaines autorités chinoises prétendent que leur urbanisation forcée des bergers tibétains est une forme éclairée de modernisation », a déclaré Brad Adams, directeur pour l'Asie à Human Rights Watch. « Mais ces mêmes autorités ne se sont pas préoccupées de savoir ce que veulent les Tibétains, et ont eu la main lourde avec ceux qui se sont plaints. »
Le gouvernement explique que les relocalisations forcées sont une politique nécessaire pour protéger l'environnement et pour « développer », « civiliser » et « moderniser » ces zones ainsi que leurs habitants. Certains responsables chinois ont promu la concentration des bergers dans des zones urbaines comme un moyen d'améliorer l'accès de ceux-ci aux services médicaux et sociaux, et aussi de stimuler la croissance des économies urbaines dans les régions plus pauvres de l'ouest de la Chine. Mais d'autres ont selon toute probabilité des motifs moins nobles visant la suppression de la culture tibétaine et l'assimilation par la force des Tibétains dans la société chinoise Han.
Le rapport décrit la façon dont les bergers tibétains réinstallés par la force dans des zones urbaines sont fréquemment incapables d'obtenir un autre emploi que du travail temporaire ou subalterne, en partie à cause de leur incapacité à parler chinois ou de leur manque de capitaux pour démarrer de petites entreprises. Certains bergers tibétains ont été réinstallés sur des terres agricoles, malgré le fait que ces adeptes du pastoralisme ont peu ou pas d'expérience de l'agriculture.
Il est clair que le gouvernement rencontre de graves problèmes environnementaux dans l'ouest de la Chine, et que la pauvreté reste bien plus élevée dans cette région. Mais les causes de ces problèmes et la validité des mesures officielles prises pour y répondre, comme l'enthousiasme du gouvernement pour de vastes projets de développement d'infrastructures dans des zones ayant apparemment besoin de protection environnementale, restent très discutables.
Une étude réalisée en 2006 par des universitaires chinois, Li Jiacaidan et Yang Hude, a conclu que « Si nous ne pouvons pas trouver une méthode efficace pour résoudre ces problèmes, alors les conflits relatifs aux prairies entraînés par l'aggravation de l'environnement pourraient redoubler, et affecter gravement la stabilité sociale et politique du Qinghai et même de toutes les régions du nord-ouest. »
« Plusieurs études chinoises reconnaissent que la perte des droits sur la terre a lésé les intérêts des bergers tibétains, mais la politique persiste », a affirmé Adams. « Ces études montrent aussi comment cette politique accroît l'éventualité d'un conflit social dans l'ouest de la Chine. »
Human Rights Watch a demandé au gouvernement chinois d'imposer un moratoire sur toutes les réinstallations jusqu'à ce qu'il mette en place un mécanisme efficace pour examiner la politique de réinstallation et son impact négatif sur les droits des bergers. Le gouvernement devrait aussi prendre toutes les mesures appropriées, par exemple la possibilité de retourner au mode de subsistance de berger, et de s'assurer que des alternatives convenables sont accessibles aux personnes qui ont été déplacées et ne peuvent plus subvenir à leurs propres besoins. Dans les cas où les consultations et les compensations ont été inadéquates, les autorités locales devraient offrir aux bergers la possibilité de retourner, d'être réinstallés à proximité ou dans un endroit semblable à celui d'où on les a fait partir, et octroyer un juste dédommagement comme l'impose la nouvelle loi chinoise.
« Les responsables chinois prétendent favoriser le développement économique et la protection de l'environnement, mais il est difficile de voir ces objectifs réellement atteints ou bénéficiant aux bergers tibétains », a dit Adams. « Si le gouvernement chinois ne réexamine pas cette politique, ses justifications devront être remises en cause. »
Témoignages de Tibétains interrogés pour le rapport « Ils détruisent nos communautés tibétaines [de bergers] en ne nous laissant pas vivre dans notre région et donc en détruisant complètement nos moyens de subsistance, nous rendant difficile la survie dans ce monde, car nous sommes [bergers] depuis des générations. Les Chinois ne nous laissent pas continuer nos activités et nous forcent à vivre dans des villes construites par les Chinois, qui vont nous laisser sans bétail et nous ne serons pas capables de faire un autre travail, alors nous serons sûrement mendiants. » F.R., Tibétain de Machen (Maqin), province de Qinghai, novembre 2004
« La terre qui est bonne pour la forêt devrait être plantée d'arbres, et la terre bonne pour l'herbe devrait être plantée d'herbe, et la politique d'abandonner l'agriculture pour la forêt et d'abandonner l'élevage pour l'herbe devrait être poursuivie assidûment et continuée. Les moyens de subsistance traditionnels des [bergers] devraient être remplacés par l'économie de marché et la prospérité devrait être adoptée. » F.H., du comté de Pema (Banma), préfecture de Golok, décrivant la politique chinoise dans son district natal, janvier 2006
« Parce qu'il n'y a pas de Chinois qui vivent dans les régions pastorales lointaines du Tibet, beaucoup de gens pensent que la politique consistant à mettre les bergers tibétains dans les villes a pour but de contrôler ces régions, et après que la vieille génération aura disparu, nous serons assimilés petit à petit dans les villes... » A.M., du comté de Machen, province de Qinghai, septembre 2005
« Il n'y a pas eu de nouvelles maisons construites, ils ont juste mis de nouvelles portes et fenêtres aux bâtiments de la vieille prison. Le gouvernement a fait beaucoup de publicité sur l'installation de l'eau et de l'électricité, mais ceux qui ont emménagé là disent qu'il n'y en a pas. Le gouvernement parle de donner de l'aide alimentaire, mais pour le moment ils n'ont rien eu... » Z.R., du comté de Chabcha, province de Qinghai, janvier 2005
http://humanrightswatch.org/
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09 mai 2007
Sur demande du gouvernement belge, la visite du Dalaï Lama à Bruxelles est annulée
(9 mai 2007)
Sur demande du gouvernement belge,
la visite du Dalaï Lama à Bruxelles est annulée
En réponse à la pression de Pékin, le gouvernement belge a demandé au Dalai Lama d’annuler une visite, prévue depuis longtemps, cette semaine à Bruxelles.
Pékin s’oppose régulièrement aux voyages à l’étranger du chef tibétain en exil. La demande belge est à mettre en relation avec la visite prochaine d’une délégation commerciale belge en Chine, menée par le prince Philippe.
L’annulation de cette visite se produit à la veille du dialogue Union Européenne – Chine sur le thème des droits de l’Homme, les 15 et 16 mai à Berlin.
Le Dalai Lama, devait venir à Bruxelles les 11 et 12 mai afin de rencontrer les parlementaires européens et participer à une conférence des O.N.G. soutenant le Tibet mais il a accepté de décommander sa visite.
Tsering Jampa, directeur exécutif pour l’ Europe de l’organisation "International Campaign for Tibet", a déclaré : "Nous sommes énormément déçus que la Belgique, membre fondateur de l’Union Européenne ait cédé à la Chine en imposant silence au Dalai Lama, un des plus grands avocats mondiaux pour la paix"
L’annulation du voyage de Bruxelles du chef tibétain fait suite à l’ajournement dans des circonstances pareillement controversées, d’une visite qui aurait du avoir lieu en juin 2005. La date avait coïncidé avec une visite d’état du Roi belge Albert II en Chine. ICT croit que la forte pression chinoise sur la Belgique met en évidence à quel point le gouvernement chinois prend sérieusement en compte l’influence durable du Dalai Lama, et l’intolérance des autorités chinoises vis-à-vis du soutien des gouvernements étrangers aux droits de l’homme et au Tibet.
Pékin décrit le Dalai Lama comme "séparatiste", et s’oppose à ses visites à l’étranger parce qu’il "internationaliserait" la cause tibétaine.
Selon les représentants du Dalai Lama, la décision de décommander la visite en Belgique a été prise en saluant le soutien permanent des Belges au Tibet et en suivant le principe de ne pas gêner le gouvernement qui l’aurait accueilli.
Source : ICT, 9 mai 2007
mercredi 9 mai 2007 par Monique Dorizon
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