12 septembre 2007
Que s'est-il passé au Tibet ?
QUE S'EST-IL PASSE AU TIBET ?
C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme " Accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.
Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.
Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.
Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.
Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.
13:35 Publié dans 01 Ce qui se passe au Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, histoire, soulevement, 10 mars, chine, repression
11 septembre 2007
Aujourd'hui
AUJOURD'HUI
En 1949 le Tibet, pays indépendant, fut envahi par l'armée de la République Populaire de Chine. S'en suivit une occupation d'une férocité sans nom, faite de massacres, de tortures, d'emprisonnements de masse, de stérilisations, d'avortements forcés, et de destructions du patrimoine culturel, religieux et écologique. Après cinquante ans de résistance acharnée des Tibétains, et devant leur refus de se soumettre, les Chinois élaborèrent et mirent en œuvre au cours des années 80 une "solution finale" : le "nettoyage ethnique" par dilution : le transfert de populations chinoises vers le Tibet (9 millions de Chinois au Tibet à l'heure actuelle).
La langue tibétaine est désormais encore plus menacée par l'intention du régime de Pékin d'imposer le mandarin partout comme seul idiome légal sous prétexte de faciliter la communication entre les différentes "nationalités", mais le tibétain est déjà réduit à la portion congrue dans l'enseignement à l'école. Il est de notoriété publique que la perte de la langue équivaut à l'oubli de toutes les traditions culturelles, religieuses, faisant disparaître à la fois l'histoire et la mémoire... Claude B. Levenson
Sans négliger les cas individuels, si nombreux que la liste toujours ouverte n'en finit pas de s'allonger: des moines et des laïcs arrêtés, des nonnes emprisonnées et battues, des récalcitrants maltraités jusqu'à mourir des coups reçus, des enfants qui traversent la formidable barrière himalayennes à leurs risques et périls simplement pour s'instruire et ne pas être irrémédiablement coupés de leurs racines et qui sont envoyés pour quelques mois en prison quand il s'aventurent à rentrer chez eux... Claude B Levenson
Les transferts massifs et accélérés de population de souche Han en territoire tibétain font des Tibétains une minorité sur leur propre sol, tandis que les richesses naturelles sont exploitées au profit de l'économie chinoise. En fait, aujourd'hui, le Tibet demeure la dernière colonie de la planète, les droits fondamentaux des peuples et des citoyens sont quotidiennement bafoués. Se taire revient à être complice. Claude B Levenson
Sous les yeux du monde, le pays le plus peuplé de la terre : la Chine, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de la convention internationale des Droits de l'Enfant, continue à violer impunément les droits humains les plus élémentaires. Le génocide tibétain et l'occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Des résolutions ont été prises par les nations unies en 59, 61, 65. Elles ne sont toujours pas appliquées en l'an 2000.
Génocide au Tibet :
plus d'1,2 millions de morts entre 1950 et 1976 soit 1/5éme de la population total du pays
342 970 morts de famine
432 700 tués au combat
173 220 morts en prison ou en camps de travail
156 760 exécutés
92 730 morts sous la torture
9 000 suicides
Assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, viols, stérilisations forcées des femmes sont le lot quotidien des Tibétains depuis près de 50 ans. La torture est monnaie courante dans les prisons tibétaines. l'objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser et d'anéantir leur volonté de continuer toute activité politique. Les interrogatoires comprennent entre autres les techniques suivantes : décharges électriques, coup de barres de fer, coups de crosse de fusil, introduction de baguettes sous les ongles, application de pelle brûlante sur le corps, eau bouillante déversée sur la tête des prisonniers, privation de sommeil, d'eau, de nourriture...
Le Tibet est devenu une zone militaire stratégique pour la Chine qui y a implanté plusieurs ogives nucléaires. Elle y fabrique également ses armes atomiques et y stocke ses déchets nucléaires alors que cinq des plus grands fleuves d'Asie prennent leur source dans ces montagnes! La survie de près de la moitié de la population de mondiale dépend directement de ces fleuves.
Les ressources naturelles sont systématiquement pillées sans prendre en compte les graves conséquences écologiques à l'échelle planétaire qui peuvent découler de cette surexploitation. La déforestation anarchique sur le toit du monde met en péril le système écologique. Des centaines d'espèces animales et végétales rares ont définitivement disparu. La grue à col noir, le takin du Tibet, le léopard des neiges, le singe des neiges, le yak sauvage, le singe doré, le petit panda, le panda géant sont en voie de disparition.
13:20 Publié dans 01 Ce qui se passe au Tibet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, histoire, soulevement, 10 mars, chine, repression
10 mars 2007
Message de Sa Sainteté le Dalaï-Lama
Le 10 mars 2007
Message de Sa Sainteté le Dalaï-Lama
A l'occasion du 48ème anniversaire du soulèvement pacifique du peuple tibétain à Lhassa, en 1959, je rends hommage à tous les Tibétains qui ont souffert et qui ont sacrifié leur vie pour la cause tibétaine. Je leur offre mes prières. J'exprime aussi ma solidarité à celles et ceux qui souffrent toujours de la répression et sont actuellement emprisonnés.
En 2006, nous avons constaté à la fois des changements positifs et négatifs en République Populaire de Chine. D'un côté, la ligne dure s'est intensifiée, avec notamment une campagne de dénigrement contre nous et, de manière encore plus inquiétante, le renforcement des mesures de contrôle politique et de répression au Tibet. De l’autre, en Chine même, la liberté d'expression s'est visiblement élargie. En particulier, l'idée s’est développée parmi les intellectuels chinois qu'il était nécessaire d'inventer une société plus pleine de sens, fondée sur des valeurs spirituelles. L'opinion selon laquelle le système en place est inadapté pour créer une telle société, gagne du terrain. De là, le développement de la foi religieuse en général et de l'intérêt pour le bouddhisme et la culture du Tibet en particulier. De surcroît, beaucoup expriment le vœu que je puisse accomplir un pèlerinage en Chine et y donner des enseignements.
L'appel répété du Président Hu Jintao à une société harmonieuse est louable. La réalisation d'une telle société suppose au sein du peuple le développement de la confiance, ce qui ne peut se réaliser que lorsque règnent la liberté d'expression, la vérité, la justice et l'égalité. Il est ainsi essentiel que les responsables, à tous les niveaux, non seulement approuvent ces principes, mais les mettent en pratique.
En ce qui concerne nos relations avec la Chine, dès 1974 nous avons réalisé que l’occasion d'ouvrir le dialogue avec la Chine se présenterait inévitablement, un jour ou l'autre. Nous nous sommes préparés dans le but d’obtenir une véritable autonomie, en laquelle tous les Tibétains seraient unifiés, tel que le prévoit solennellement la constitution chinoise. En 1979, Deng Xiaoping a proposé qu'à l'exception de l'indépendance, les autres problèmes concernant le Tibet, puissent être tous résolus par la négociation. Comme cela s'accordait à notre propre conception, nous avons opté pour la politique de la Voie Médiane, dans l’optique d'un bénéfice mutuel. Depuis, et durant les vingt-huit années qui ont suivi, nous avons poursuivi cette politique avec constance et sincérité. C’est après des discussions approfondies et des analyses sérieuses, qu’elle a été formulée, avec pour objectif de servir les intérêts immédiats et à long terme des Tibétains, comme des Chinois. Elle sert également la coexistence pacifique en Asie et la protection de l'environnement. Cette politique a été approuvée et soutenue avec réalisme par de nombreux Tibétains, à l'intérieur comme à l'extérieur du Tibet, ainsi que par de nombreux pays.
La principale raison ayant motivé la proposition que j’ai faite d'une véritable autonomie régionale des nationalités pour tous les Tibétains est d'assurer une égalité véritable et de faire naître un sentiment d'unité entre Tibétains et Chinois, en éliminant le grand chauvinisme des Hans aussi bien que le nationalisme local. Cela devrait contribuer à la stabilité du pays, grâce à l'entraide, la confiance et l'amitié entre nos deux nationalités. Cela participera également au maintien de notre richesse culturelle et de notre langue, dans un juste équilibre entre développements matériel et spirituel, au bénéfice de l'humanité tout entière.
Il est exact que la constitution chinoise garantit aux nationalités minoritaires une autonomie régionale des nationalités. Le problème est que ce principe n'est pas pleinement mis en pratique. Ceci explique que son but, pourtant explicite, ne soit pas réalisé : protéger l'identité, la culture et la langue des nationalités minoritaires. Ce qui se passe sur le terrain, c'est que des populations entières appartenant aux nationalités majoritaires se sont installées dans des régions appartenant aux minorités. En conséquence, les nationalités minoritaires, au lieu de pouvoir préserver leur propre identité, leur culture et leur langue, n'ont pas eu d'autres choix que d'adopter la langue et les coutumes de la nationalité majoritaire, et cela dans leur vie quotidienne. De là vient le danger d'une extinction progressive des langues et des riches traditions des nationalités minoritaires.
Il n'y a rien de mauvais en soi à vouloir développer des infrastructures, comme par exemple le chemin de fer. Néanmoins celui-ci est la source de bien des problèmes car depuis que la voie ferrée est devenue opérationnelle, le Tibet a connu une nouvelle augmentation du transfert de population chinoise, l'accélération de la détérioration de son environnement, l’augmentation de la pollution, du mauvais usage de l’eau et de l'exploitation des ressources naturelles, toutes causes de la dévastation du pays et de la ruine de ceux qui y vivent.
Bien qu'il y ait eu un certain nombre de membres du Parti communiste instruits et compétents, issus des nationalités minoritaires, il est regrettable que très peu d'entre eux aient obtenu des postes de direction au niveau national. Certains d'entre eux se sont même vus traités de séparatistes. Si l'on veut obtenir des bénéfices tangibles aussi bien pour les nationalités majoritaires que celles qui sont minoritaires, ainsi d'ailleurs que pour le gouvernement central et pour les gouvernements régionaux, il faut mettre en place une autonomie significative. Dans la mesure où cette autonomie concerne en particulier les nationalités minoritaires, la revendication de voir tous les Tibétains placés sous une seule et même administration est sincère, juste et transparente. Il est clair, aux yeux du monde, que nous n'avons pas d'objectifs cachés. C'est donc un devoir sacré pour tous les Tibétains de continuer la lutte jusqu'à la réalisation de cette exigence raisonnable. Peu importe combien de temps cela prendra, notre ardeur et notre détermination demeureront inchangées jusqu'à l'accomplissement de nos aspirations. La lutte du peuple tibétain n'est pas un combat pour le statut particulier de quelques individus, c'est la lutte de tout un peuple. D'ores et déjà, nous avons transformé l'administration et la communauté tibétaine en exil en une structure authentiquement démocratique et qui a vu se succéder des dirigeants élus par le peuple lui-même. Ainsi avons-nous mis en place une institution profondément enracinée, ardemment sociale et politique, qui poursuivra notre lutte de générations en générations. Finalement les décisions déterminantes seront prises démocratiquement par le peuple lui-même.
Depuis la reprise de contacts directs entre les Tibétains et Chinois en 2002, mes représentants ont mené cinq sessions de discussions larges et approfondies avec les représentants de la République Populaire de Chine en charge du dossier. Au cours de ces discussions, les deux parties ont pu exposer en termes clairs leur méfiance, leur doute, et les vraies difficultés qui persistent de chaque côté. Ces sessions de discussions nous ont néanmoins aidé à créer un courant de communication entre les deux parties. La délégation tibétaine se tient prête à poursuivre le dialogue à tout moment, en tout lieu. Le Kashag (Cabinet) donnera des détails dans son propre discours.
Je félicite toutes les Tibétaines, tous les Tibétains qui, au Tibet, membres du Parti communiste, dirigeants, responsables, professionnels et autres, ont maintenu l'esprit tibétain en poursuivant consciencieusement leurs efforts dans l'intérêt du peuple tibétain.
J'exprime mon admiration profonde pour les Tibétaines et les Tibétains au Tibet qui, en dépit de toutes les épreuves, ont œuvré pour préserver l'identité tibétaine, la culture et la langue. J'admire leur détermination et leur courage inébranlables dans la réalisation des aspirations du peuple tibétain. J'ai la certitude qu'ils continueront à lutter pour notre cause commune avec dévouement et détermination. Je demande à tous les Tibétains à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet de travailler dans l'unité pour un avenir sûr fondé sur l'égalité et l'harmonie entre les nationalités.
Je voudrais saisir cette occasion pour remercier du fond du cœur le peuple et le gouvernement de l'Inde pour sa générosité et son soutien inébranlables et incomparables.
J'exprime toute ma gratitude aux gouvernements et aux peuples de la communauté internationale pour leur intérêt et le soutien qu'ils apportent à la cause tibétaine.
Avec mes prières pour la paix et le bien être de tous les êtres.
Le 10 mars 2007
Source : Wangpo Bashi, Secrétaire du Bureau du Tibet à Paris
www.tibet-info.net
Traduit de l'anglais par le Bureau du Tibet, 84 bd Adolphe Pinard, 75014 Paris
21:45 Publié dans 02 Ce que représente le 10 mars 1959 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 10 mars, message, Dalai-Lama, soulevement
12 mars 2005
Marche silencieuse pour le Tibet à Lille
En mémoire du Soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959
pour la liberté au Tibet et pour rendre hommage au peuple tibétain et à sa lutte non-violente.
MANIFESTATION DU 12 MARS 2005 A LILLE
A l'initiative de Martin Boutry, adhérent de notre association, nous avons organisé une marche silencieuse dans les rues de Lille, pour la commémoration du soulèvement des Tibétains en 1959. C'est la première fois que notre association organise une manifestation politique pour le Tibet et ce fut un succès !
Environ 70 personnes du Nord Pas-de-Calais s'étaient déplacées pour cette événement équipées de baillons et de drapeaux tibétains, elles ont défilé dans les rues piétonnes silencieusement sous le regard ébahi des passants, une distribution de tracts répondait à leurs attentes, ces passants voyaient pour la 1ère fois une manif silencieuse, sans cri, sans slogan et dans le calme.
La presse était présente, plusieurs articles sont parus dans les journaux.
Le moment le plus symbolique fut devant la pagode chinoise mise en place pour "Lille 2004 capitale européenne de la culture".
Suite à ce succès, cette opération pourra se reproduire dans les années à venir.
Ce que représente le 10 mars 1959
En 1949 le Tibet, pays indépendant, fut envahi par l'armée de la République Populaire de Chine. S'en suivit une occupation d'une férocité sans nom, faite de massacres, de tortures, d'emprisonnements de masse, de stérilisations, d'avortements forcés, et de destructions du patrimoine culturel, religieux et écologique. Après cinquante ans de résistance acharnée des Tibétains, et devant leur refus de se soumettre, les Chinois élaborèrent et mirent en œuvre au cours des années 80 une "solution finale" : le "nettoyage ethnique" par dilution : le transfert de populations chinoises vers le Tibet (9 millions de Chinois au Tibet à l'heure actuelle).
Dans quelques années nous risquons de voir la culture tibétaine totalement éradiquée du Tibet. Sans perdre un instant, il faut que, du monde entier, des millions d'hommes et de femmes s'unissent sous le signe de la non violence dans une initiative concrète et active pour que le Tibet puisse recouvrer la liberté.
Nous en appelons à tous, et à chacun de nos concitoyens pour que le 10 mars, jour anniversaire de l'insurrection de Lhassa en 1959, devienne journée d'action concrète et d'espérance pour la liberté du Tibet.
Nous demandons donc aux Maires de toute commune de hisser le drapeau tibétain au siège de leur municipalité.
Plus de détails sur la situation au Tibet aujourd'hui
La langue tibétaine est désormais encore plus menacée par l'intention du régime de Pékin d'imposer le mandarin partout comme seul idiome légal sous prétexte de faciliter la communication entre les différentes "nationalités", mais le tibétain est déjà réduit à la portion congrue dans l'enseignement à l'école. Il est de notoriété publique que la perte de la langue équivaut à l'oubli de toutes les traditions culturelles, religieuses, faisant disparaître à la fois l'histoire et la mémoire... Claude B. Levenson
Sans négliger les cas individuels, si nombreux que la liste est toujours ouverte n'en finit pas de s'allonger: des moines et des laïcs arrêtés, des nonnes emprisonnées et battues, des récalcitrants maltraités jusqu'à mourir des coups reçus, des enfants qui traversent la formidable barrière himalayennes à leurs risques et périls simplement pour s'instruire et ne pas être irrémédiablement coupés de leurs racines et qui sont envoyés pour quelques mois en prison quand il s'aventurent à rentrer chez eux... Claude B Levenson
Les transferts massifs et accélérés de population de souche han en territoire tibétain font des tibétains une minorité sur leur propre sol, tandis que les richesses naturelles sont exploitées au profit de l'économie chinoise. En fait, aujourd'hui, le Tibet demeure la dernière colonie de la planète, les droits fondamentaux des peuples et des citoyens sont quotidiennement bafoués. Se taire revient à être complice. Claude B Levenson
Sous les yeux du monde, le pays le plus peuplé de la terre, membre permanent du conseil de sécurité des nations unies, signataire de la déclaration universelle des droits de l'homme et delà convention internationale des droits de l'enfant continue à violer impunément les droits humains les plus élémentaires. Le génocide tibétain et l'occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Des résolutions ont été prises par les nations unies en 59, 61, 65. Elles ne sont toujours pas appliquées en l'an 2000.
Génocide au Tibet :
plus d'1,2 millions de morts entre 1950 et 1976 soit 1/5éme de la population total du pays
342 970 morts de famine
432 700 tués au combat
173 220 morts en prison ou en camps de travail
156 760 exécutés
92 730 morts sous la torture
9 000 suicides
Assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, viols, stérilisations forcées des femmes sont le lot quotidien des Tibétains depuis près de 50 ans. La torture est monnaie courante dans les prisons tibétaines. l'objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser et d'anéantir leur volonté de continuer toute activité politique. Les interrogatoires comprennent entre autres les techniques suivantes : décharges électriques, coup de barres de fer, coups de crosse de fusil, introduction de baguettes sous les ongles, application de pelle brûlante sur le corps, eau bouillante déversée sur la tête des prisonniers, privation de sommeil, d'eau, de nourriture...
Le Tibet est devenu une zone militaire stratégique pour la Chine qui y a implanté plusieurs ogives nucléaires. Elle y fabrique également ses armes atomiques et y stocke ses déchets nucléaires alors que cinq des plus grands fleuves d'Asie prennent leur source dans ces montagnes! La survie de près de la moitié de la population de mondiale dépend directement de ces fleuves.
Les ressources naturelles sont systématiquement pillées sans prendre en compte les graves conséquences écologiques à l'échelle planétaire qui peuvent découler de cette surexploitation. La déforestation anarchique sur le toit du monde met en péril le système écologique. Des centaines d'espèces animales et végétales rares ont définitivement disparu. La grue à col noir, le takin du Tibet, le léopard des neiges, le singe des neiges, le yak sauvage, le singe doré, le petit panda, le panda géant sont en voie de disparition.

23:00 Publié dans 09 Les autres activités de l'asso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 10 mars, manif, tibet, lhassa, genocide, 1959


