29 septembre 2007

Ce que représente le 10 mars 1959

 

Ce que représente le 10 mars 1959

C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme " Accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.

Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.

Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

 

Voir aussi dans Activités de l'asso : Marche silencieuse pour le Tibet à Lille (note du 12 mars 2005) : cliquer ici

 

 

28 septembre 2007

LISTE DES EXACTIONS COMMISES PAR LE PARTI POPULAIRE CHINOIS EN AOUT 2007

LISTE DES EXACTIONS COMMISES

PAR LE PARTI POPULAIRE CHINOIS

EN AOUT 2007 

(Vous trouverez la pétition à copier-coller et envoyer : ICI

23 août 2007 - TCHRD (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy) - Un blogueur interné de force en hôpital psychiatrique

Reporters sans frontières est scandalisée par le récent internement de force dans un hôpital psychiatrique du Hunan (Sud) du cyberdissident et blogueur He Weihua. Des proches interrogés par Reporters sans frontières ont nié que He Weihua soit atteint d’une quelconque maladie mentale. Selon eux, cette décision est liée à ses articles publiés sur son blog www.boxun.com/hero/hewh/.

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23 août 2007 - Reporters sans Frontières

Deux Tibétaines arrêtées

O'dho et Apha Bhomo résidant dans le village d'Othok, comté de Nyagachuka (préfecture de Kardzé) ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à Truku Tenzin Delek.
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23 août 2007 - Midi-Libre - Un évèque interpellé

Les autorités chinoises ont interpellé un évèque de l'Église catholique non reconnue par le pouvoir.

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22 août 2007 - Libération - Pékin course ses dissidents en prévision des JO

Les adeptes du mouvement Falun Gong sont particulièrement visés par la vague de répression. A l’approche de la tenue des Jeux de Pékin, prévus en 2008, les militants chinois des droits de l’homme demandent aux pays occidentaux de ne pas fermer les yeux sur les atteintes aux libertés en Chine. « Les investisseurs occidentaux doivent être conscients que ces jeux se font au prix du sang des Chinois » , s’exclame James Pan, porte-parole de All China Alliance for Protecting Human Rights Opposing Violence, une ONG chinoise proche du Falun Gong. Armé d’une pétition déjà signée par 11 035 Chinois, James Pan, de passage cette semaine à Paris, fait la tournée de 25 pays. Les pratiques confessionnelles étant contrôlées par l’Etat ou interdites. Le Falun Gong, un mouvement dérivé du bouddhisme, très répandu en Chine (plus de 80 millions de pratiquants), a été interdit sous prétexte qu’il s’agirait d’une secte. « On enferme ses adhérents et on les torture. On prélève leurs organes pour faire du trafic » , accuse James Pan.A l’approche de Jeux olympiques, la répression s’est durcie. « Le gouvernement veut présenter une image lisse du pays, il fait donc emprisonner encore plus de dissidents pour les empêcher de parler », dit James Pan. Selon lui, Wu Guan Zheng, un haut responsable chinois, organise la répression dans dans la région du Heilongjiang (Nord-Est du pays) où l’All China a lancé sa pétition. Yang Chen Lin, qui a récolté les signatures, a été mis en prison le 7 juillet. « Beaucoup de signataires ont été torturés, certains ont été tués. Ce sont des gens ordinaires, des paysans. Le peuple chinois ne veut plus du régime communiste, il veut le respect des droits de l’homme et la démocratie», explique le porte-parole.
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18 août 2007 - Reporters sans Frontières - Un journaliste du Shandong est inculpé de "chantage" pour avoir dénoncé la corruption

La police de Tengzhou (Shandong, Est) a officiellement mis en état d’arrestation, le 2 août 2007, le journaliste Qi Chonghuai. Son épouse a reçu la notification de sa détention dans la semaine du 13 août. Il était détenu au secret depuis son interpellation, le 25 juin 2007, à son domicile de Jinan. Le 16 juin dernier, Ma Shiping, un photographe freelance et ami du journaliste, avait été arrêté dans le cadre de la même affaire. Au moins trente-deux journalistes chinois sont emprisonnés pour avoir exercé leur droit à informer. Ainsi, le collaborateur du New York Times, Zhao Yan, a été condamné à trois ans de prison en 2006 sur la base d’accusations grotesques de "fraude".
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16 août 2007 - Reporters sans Frontières - Condamnation à quatre ans de prison du cyberdissident Chen Shuqing

Reporters sans frontières dénonce la décision d’un tribunal de la province de Zhejiang (Sud-Est) de condamner le cyberdissident Chen Shuqing à quatre ans de prison, le 16 août 2007, pour avoir publié sur Internet des articles hostiles au gouvernement. L’organisation est atterrée par cette nouvelle condamnation. "Les cyberdissidents continuent d’être réprimés par une justice aux ordres du Parti communiste. Nous réitérons notre appel à la libération de Chen Shuqing et des 50 autres cyberdissidents et internautes détenus en Chine", a déclaré l’organisation.
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14 août 2007 - Radio Free Asia - L'avocat Gao Zhisheng défend un nouveau cas dans une affaire de droits de l'Homme

Me Gao a suscité des remous au sein de la Division de la sécurité d’Etat en offrant ses services d’avocat à la défense dans une affaire de droits de l’homme. La semaine dernière la Division de la sécurité d’Etat a kidnappé Gao et sa fille. Hu Jia, qui avait rendu visite à Gao jeudi dernier, a dit à Radio Free Asia (RFA), «Comme Maître Gao continue de s’impliquer dans des affaires de droits de l’homme, et persiste à offrir ses conseils en matière juridique à une victime qui a été battue et blessée, la Division de la sécurité d’Etat voit ses actions comme une grande menace. D’une part, on a déjà interdit à Me Gao de s’exprimer, de publier des articles, sans parler de prendre la défense de victimes en matière de droits de l’homme. Ces fonctionnaires savent que si Gao prend la parole, il sera un fervent défenseur des droits de l’homme, donc ils recourent à de violentes menaces pour le réduire au silence. Ils l’ont déjà menacé de le mettre derrière les barreaux. Un jour de la semaine dernière, vers 2:00 du matin, lui et sa fille ont été kidnappés et détenus dans un hôtel pendant une nuit.»
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8 août 2007 – Phayul - Au Tibet, à partir du 1er septembre prochain, il sera nécessaire d’obtenir une autorisation pour se réincarner

Cette nouvelle réglementation est parue sur le site Web de l’administration d’Etat chinoise pour les Affaires religieuses. Lorsqu’un monastère affirme avoir décelé un Tulku, il devra obligatoirement faire une demande d’autorisation au département des affaires religieuses de sa province. D’autre part, cette loi interdit à tout moine bouddhiste vivant en dehors de la Chine de chercher la réincarnation pour lui–même ou de reconnaître un "Bouddha vivant".
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7 août 2007 - Human Rights Watch New York - Les attaques contre les médias violent les engagements olympiques

A un an de l’ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, le gouvernement chinois continue de violer les engagements qu’il a pris vis-à-vis du Comité International Olympique sur la liberté de la presse, en continuant à harceler, intimider et arrêter des journalistes étrangers et leurs collègues chinois, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. Le rapport de 40 pages (« Vous serez harcelés et détenus : Enfreintes a la liberté de la presse en Chine a un an des Jeux Olympiques de 2008 de Pékin » (publié en anglais sous le titre : « You Will Be Harassed and Detained : Media Freedoms Under Assault in China Ahead of the 2008 Beijing Olympic Games »), documente la façon dont les autorités chinoises ont à maintes reprises fait obstruction au travail de journalistes étrangers cette année, bien que la Chine ait adopté le 1er janvier des réglementations temporaires pour respecter les promesses faites au Comité International Olympique (CIO) de garantir la liberté des journalistes. Le rapport s’appuie sur des entretiens et des informations fournies par 36 journalistes chinois et étrangers en juin 2007.
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6 août 2007 - Agence France-Presse - Des policiers perquisitionnent les chambres d'une équipe de RSF

Une douzaine de policiers chinois en civil et en uniforme ont perquisitionné dans la nuit de lundi à mardi dans les chambres d'hôtel à Pékin de quatre responsables de Reporters sans Frontières venus y dénoncer «le manque de liberté d'expression» en Chine, a-t-on appris auprès des intéressés.
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3 août 2007 - Radio Free Asia - Menace de mort sur des manifestants non-violents

Près de 200 personnes représentant une délégation se sont rendues dans la cour du poste de police. Les portes ont alors été refermées derrière eux. La police a demandé que 4 personnes se fassent porte-parole. Ces quatre personnes, qui avaient annoncé refuser tout acte de violence, même si elles en étaient victimes, ont pénétré dans le poste de police. Elles ont indiqué à la police qu’elles ne demandaient pas seulement la libération de Rongyal Adrak mais également le respect des droits de l’homme, la liberté religieuse et la liberté de parole pour tous les Tibétains. La police a alors demandé que la foule se retire, sinon elle tirerait et tuerait les 200 personnes enfermées dans la cour du poste de police. La foule s’étant retirée, les 200 personnes ont alors pu quitter le poste de police.
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1er août 2007 - Tibetan Centre for Human Rights and Democracy - Arrestation de Rongyal Adrak

Peu avant le lancement des manifestations officielles organisées à l’occasion du 80ème anniversaire de la fondation de l’Armée de la libération populaire (APL), un nomade tibétain de 52 ans Rongyal Adrak, après avoir offert l’écharpe blanche à Lithang Kyabgoen, le dignitaire religieux de Lithang, a pris le micro et depuis le podium, rendant hommage au Lama de la région, il aenjoint aux Tibétains à s'unir et faire corps. Un fois la foule silencieuse, captivée par cet appel, Rongye Adak a demandé à tous ces hommes et femmes rassemblés s'ils voulaient voir le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama. La foule, largement composée de nomades, galvanisée, lança d'énergiques approbations, des houras, des sifflements de joie, des applaudissements.Le TCHRD (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy) exprime ses préoccupations concernant Rongyal Adrak qui n’a fait qu’exercer son droit politique et sa liberté d’expression. Rongyal Adrak est un nomade originaire du village de Youru, comté de Lithang, Préfecture tibétaine autonome de Karzé dans le Tibet oriental. Selon une source locale, "Rongyal Adrak est généralement une personne bonne et religieuse, mais parce qu’il était frustré de ne pouvoir rencontrer le Dalaï Lama, il a crié à la foule que ce dernier devait pouvoir être invité au Tibet".

 

(pétition à cpier-coller et envoyer : CLIQUER ICI)

26 septembre 2007

Pétition contre les JO de 2008

 Pétition contre les JO de 2008

 A envoyer à Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée 55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris (sans timbre) OU FAITES UN COPIER COLLER ET ALLEZ SUR LE SITE DE L’ ELYSEE http://www.elysee.fr/contactpresident/ et du premier ministre : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...

Nom                                                                           Le          

Adresse
                                              
Objet : JO 2008 à Pékin

Monsieur le Président,

Messieurs les Ministres,

A moins d’un an des prochains Jeux Olympiques, je tenais à vous informer des exactions commises par le gouvernement chinois durant le mois qui vient de s’écouler. Ne sont pris en compte dans la liste ci-dessous que les manquements graves et connus qui vont à l’encontre du droit international en matière de liberté d’opinion, liberté de religion, de droit du travail, de droit de l’enfant et plus généralement du respect de la personne humaine. D’autre part ces délits s’opposent aux engagements pris par la Chine pour l’obtention des Jeux Olympiques et en bafouant ainsi l’esprit olympique tel qu’il est précisé dans l’article 5 de sa charte jettent un profond discrédit sur cette manifestation.


En vous remerciant de l'attention que vous porterez à cette lettre, je vous prie d'accepter Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres, l'expression de ma haute considération.